CHAN 2025 : Mena muet, Doulla en panne sèche – L’attaque aux abonnés absents
Deux matchs, deux défaites, zéro but… et une impression d’impuissance criante. Le Mena local, censé représenter le meilleur du football nigérien, traverse ce CHAN 2025 comme un fantôme. Après avoir plié contre la Guinée (0-1), les Gazelles ont été domptées par l’Ouganda (0-2) sans jamais rugir. Plus qu’un problème de résultats, c’est un naufrage collectif qui se dessine – si le staff n’enclenche pas une révolte.
Doulla, l’expérience figée dans le passé

Harouna Doulla qui en est à sa quatrième participation est connu pour son expérience dans cette compétition. Mais à cette édition, force est de constater que ses choix tactiques sont d’une prévisibilité déconcertante. Les changements en match, plus dans la reparation que dans l’amelioration, ressemblent à des coups de dés sans conviction. Très rarement ces changements ont permis de bousculer l’adversaire. Face à la Guinée comme face à l’Ouganda, le Mena Local a joué petit bras, incapable de mettre de la folie ou de l’agressivité dans ses offensives.
Ali et Chamsoudine : des pointes sans tranchant

En attaque, Ali Yacouba et Loukmane Chamsoudine ont passé plus de temps à courir dans le vide qu’à menacer le but adverse. Trop isolés, mal alimentés par un milieu en panne d’idées, ils ont offert un visage inoffensif. Pas de frappes marquantes, pas d’appels tranchants, pas de combinaison dangereuse… à se demander si le Mena est venu au CHAN pour marquer des buts ou pour observer ses adversaires jouer.
Un milieu qui marche quand il faut courir

Le cœur du jeu nigérien est à l’arrêt. Moussa Kassa semble physiquement à bout, Ridouane Assane, Manto et Tchaballé multiplient les imprécisions et les prises de décision tardives. Résultat : pas de tempo, pas de décalage, et une équipe coupée en deux. On laisse l’adversaire imposer son rythme, on subit, et on espère un miracle… qui ne vient jamais.
Vendredi, dernière chance ou dernier naufrage ?
Derniers du groupe C avec zéro point et zéro but, les Nigériens affrontent demain vendredi l’Afrique du Sud. Sur le papier, c’est l’occasion rêvée pour sauver un peu d’honneur. Mais au vu du niveau affiché, il faudra bien plus qu’un discours dans le vestiaire : de l’envie, de la créativité et surtout une remise en question urgente du staff et des cadres de l’équipe. Sinon, ce CHAN 2025 restera dans les mémoires… comme l’une des campagnes les plus ternes du football nigérien.



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